03. 02. 2026 - Uncategorized
Les mesures de lutte contre les déchets sauvages produisent des effets significatifs: elles réduisent d’environ un tiers le littering dans les aires de pique-nique et les zones de loisirs, comme le montrent les résultats des premières expériences de terrain de la «Grande étude suisse sur le littering». En particulier les mesures adaptées aux différentes situations prises directement sur place, comme l’installation de poubelles bien visibles, permettent de prévenir immédiatement le littering. Les mesures de sensibilisation, telles que les affiches, sont également utiles. Cependant, c’est la combinaison des deux types de mesures qui s’est avérée la plus efficace.
Dans le cadre de la «Grande étude suisse sur le littering», qui s’étale sur plusieurs années, le centre de compétences suisse contre le littering IGSU examine, en collaboration avec la Haute école de psychologie appliquée FHNW, quelles mesures sont les plus efficaces pour lutter contre le littering. Au cours de l’été 2025, le premier des trois settings a été examiné de près: les «aires de pique-nique et les zones de loisirs». Pendant dix semaines, différentes mesures de lutte contre les déchets sauvages ont été testées dans 26 lieux publics de neuf villes et communes de Suisse alémanique et de Suisse romande. Les résultats de cette première expérience de terrain sont encourageants: les mesures mises en place ont permis de réduire d’environ un tiers le littering dans les aires de pique-nique et les zones de loisirs. Cet effet positif s’est même maintenu deux semaines après le retrait des mesures.
Les mesures spécifiques à une situation donnée se sont révélées particulièrement efficaces
Les mesures de lutte contre les déchets sauvages ont été classées en deux catégories: les mesures spécifiques à une situation donnée et les mesures de sensibilisation. Les mesures spécifiques à une situation donnée, comme les stations de recyclage, les messages humoristiques sur les poubelles ou les flèches indiquant leur emplacement, influencent le comportement des gens au moment où ils décident de jeter leurs déchets. Les mesures de sensibilisation, telles que les affiches informatives ou les entretiens individuels, renforcent quant à elles la prise de conscience générale du problème et influencent l’attitude des gens sur le long terme.
Les premières expériences de terrain montrent clairement que les mesures spécifiques aux situations ont eu le plus grand impact. Les flèches indiquant l’emplacement des poubelles de manière bien visible, les poubelles affichant des messages humoristiques, les stations de recyclage permettant de trier le PET, l’aluminium ou les déchets résiduels, ainsi que les poubelles avec des éléments de ludification se sont révélées particulièrement efficaces. Dans ce dernier cas, les gens pouvaient jeter leurs déchets tout en votant pour leur favori: «Quel animal préférez-vous?» était inscrit sur une affiche, tandis que les déchets pouvaient être jetés dans la poubelle «chien» ou dans la poubelle «chat». Ces mesures ont permis de réduire le littering de 31 à 38%.
La combinaison des deux types de mesures s’avère particulièrement prometteuse
Les mesures de sensibilisation ont également eu un effet fiable, mais dans une moindre mesure que les mesures spécifiques à chaque situation. Les affiches et les entretiens de sensibilisation individuels menés par les équipes d’ambassadrices et d’ambassadeurs IGSU dans le cadre d’expériences de terrain ont permis de réduire le littering de 26 à 32 pour cent. Cependant, c’est une combinaison des deux types de mesures qui s’est avérée la plus efficace: l’utilisation simultanée des entretiens personnels de sensibilisation et des poubelles avec des slogans humoristiques a permis de réduire le littering de 49%. On peut en conclure que l’effet est renforcé lorsque les deux types de mesures sont combinés.
De plus, la «Grande étude suisse sur le littering» montre que les mesures contre les déchets sauvages réduisent significativement le littering dans les aires de pique-nique et les zones de loisirs, non seulement à court terme, mais aussi de manière durable. Grâce à leur mise en œuvre, les villes et communes peuvent lutter efficacement contre le littering, améliorant ainsi la qualité de vie dans les lieux publics et réduisant les coûts liés à l’élimination des déchets. D’autres expériences de terrain sont prévues en 2026, cette fois dans les «zones de restauration autour des take-aways». En 2027, des expériences sont prévues le long des «routes interurbaines».
Plus d’informations sur www.igsu.ch/recherche